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| Etables-sur-Mer |
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| POURQUOI NOMME-T-ON LES HABITANTS D'ETABLES-SUR-MER LES TAGARINS ? |
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Les habitants d’Etables-sur-Mer se nomment les « Tagarins ». Cette appellation fut officialisée en 1926 mais son origine est controversée. Il s’agirait d’un sobriquet utilisé au temps de la Grande Pêche en Atlantique nord, au 19 ème siècle : il qualifiait des marins intrépides et prêts à tout pour s’imposer sur les lieux de pêche en début de campagne, par référence - dit-on – à ces corsaires barbaresques, les Tagarins d’Alger » qui hantaient autrefois la Méditerranée.
L’Historien Bernard TANGUY considère plutôt que ce terme est issu du latin « stabulum » ou « tugdurium » signifiant « groupe de petites maisons ».
Quand Etables s’appelait « Etables les grottes ».
De nombreuses grottes réparties le long des falaises soulignent une originalité locale, en plus d’avoir nourri de nombreuses légendes. Des traces d’habitats humains ont été découvertes dans l’une de ses grottes. Depuis, la plupart d’entre elles se sont éboulées sous l’action de la mer.
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Le savez-vous ? La commune d’Etables devient Etables-sur-Mer en 1949.
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| L'Histoire de la station balnéaire : le quartier des Godelins |
En 1895, Oscar et Victoria LEGRIS, couple de la « Belle Epoque », décident de faire d’Etables une destination balnéaire de renom en aménageant la plage des Godelins.
Cet industriel versaillais favorise donc l’urbanisation de la commune par la construction de villas, de cabines de bain, de bains chauds et l’aménagement de routes en direction de la plage.
Début 1900, Etables compte 18 villas dont Oscar LEGRIS fut le promoteur. Chacune d’entre elles porte un prénom féminin dont l’initiale respecte l’ordre alphabétique. Ces villas sont de tailles différentes mais de conception identique.
Ces maisons était louée avec une cabine de bains sur la plage.
La majorité de ces villas se situent avenue Victoria, boulevard Legris et rue du Cdt Charcot.
Devant la plage des Godelins, Oscar LEGRIS vend des terrains et l’hôtel Bellevue y est construit puis inauguré en 1907. Occupé par les allemands pendant la seconde guerre mondiale, il devint centre de colonie de vacances.
L’ancien hôtel est aujourd’hui une co-propriété privée de plusieurs appartements.
En 1910, un projet de funiculaire reliant les villas et la plage est validé. Finalement, la mise en place de ce tramway à traction animale sera jugée trop coûteuse. |
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Le petit train des Côtes du Nord et le Viaduc des Pourrhis
La loi du 21 mars 1900 déclare d’utilité publique la construction d’un réseau de chemin de fer. Louis Harel de la Noë, chef ingénieur briochin, débute les travaux à la fin de l’année 1902. Dès 1905, 4 lignes sont ouvertes.
La mise en service de la ligne St. Brieuc – Plouha le « joyau du premier réseau ». 30,70 km
La ligne est ouverte aux voyageurs le 20 juin 1905, 5 trains circulent chaque jour dans chaque sens. Un train supplémentaire passe le samedi durant la saison des bains (la saison estivale).
En 1913, les arrêts étant nombreux (16 stations intermédiaires), il fallait plus 1h30 pour rallier la gare centrale de St. Brieuc à celle de Plouha. |
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La gare
Le 16 février 1902 : l’emplacement de la station de chemin de fer est fixé entre le village de Grésillon et la Ville – Malo. Elle sera détruite le 25 mars 1968. Aujourd’hui, la salle des loisirs se situe à son emplacement. |
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La fin de l’exploitation
En 1950, restent en service les lignes : St. Brieuc – Plouha à Paimpol et Paimpol-Pleubian. La concurrence accrue avec l’automobile entraîne la fin de leur exploitation. Le 31 décembre 1956, le dernier train quitte la gare d’Etables-sur-Mer. |
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Le Viaduc des Pourrhis
D’une hauteur de 16,90 m et d’une longueur de 91,80 m de longueur, il est édifié dans une large vallée : la Vallée du Ponto.
L’architecte Louis Harel de la Noë a ajouté certains détails de construction dont la partie centrale des arches qui comporte un blason, en forme de pointe de diamant, ce qui le différencie des autres viaducs.
Il vient d’être rénové par l’association pour la réhabilitation et la sauvegarde du Viaduc des Pourrhis et est réouvert depuis fin juin 2007.
La Vallée du Ponto est un lieu idéal pour les balades (accessible aux poussettes) et randonnées pédestres, VTT.
Demandez le « Plan-Guide » à l’Office de Tourisme Etables s/Mer, Plourhan, Lantic.
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| L’Eglise Notre Dame- Paroisse
St Jean Baptiste |
L’Eglise Notre-Dame à Etables-sur-Mer-sur-Mer :
Dès le 13 ème siècle, une église dédiée à Notre-Dame fut bâtie et devint prieuré jusqu’à la révolution. Après une tempête en 1930, le chanoine Le Goffic décida de faire démolir la flèche et d’édifier une statue de la Vierge Marie sur le clocher.
Ouverte à la demande et lors des cultes. |
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| La Chapelle Notre-Dame d'Espérance |
Elle a été construite en 1850 par les paroissiens en offrande à la Vierge Marie, après une épidémie de choléra.
Cette chapelle fut le lieu de pèlerinage durant un demi-siècle pour les Terres-Neuvas ainsi que les pêcheurs en Islande. Elle abrite de nombreux ex-votos. C'est un site d'où les femmes de pêcheurs surveillaient l'arrivée des bateaux.
Cette chapelle privée est ouverte chaque après-midi en juillet et août. |
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Le savez-vous ?
Une réplique de la Chapelle Notre Dame d’Espérance d’Etables-sur-Mer a été édifiée à Félicity – Arizona (USA)
Jacques André ISTEL, américain d’origine française a créé une ville en Arizona, dont il est le Maire, du nom de Félicity (son épouse se prénommant Félicia). Cet ancien colonel parachutiste a commencé l’édification d’un mémorial pour l’humanité. Souhaitant édifier un sanctuaire, il se souvient de la Chapelle Notre Dame d’Espérance vue lors d’un séjour dans les Côtes d’Armor en 2004. Tombé sous le charme de son architecture, il décide d’en construire la réplique dans sa ville d’Arizona. Ainsi, le 7 mars 2008, cette chapelle du désert a été officiellement inaugurée aux USA et le 15 août 2008, une délégation est venue offrir un ex-voto à Etables-sur-Mer.
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| Le Calvaire de la rue Louais |
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Le Calvaire de la rue Louais (derrière la zone des Islandais) Ce calvaire date probablement de la fin du 15ème siècle ou du début du 16ème siècle.
Erigé à l'initiative des seigneurs (les Nicol et les de Percevaux) du manoir de la Rue Louais, il a été démonté et caché pendant la période révolutionnaire, et restauré en 1863 par les soins de l'abbé Gicquel, recteur de St Quay. Classé monument historique par arrêté du 25 janvier 1918, il compte 23 personnages très expressifs. Il a été déplacé de quelques mètres en 1986. |
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| Les Calvaires |
Notre territoire est parsemé de nombreux calvaires :
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Le Calvaire de la Piéta (sur le GR 34 au-dessus de la plage du Moulin)
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Le Calvaire de la Croix de Pierre (sur la place Jean Heurtel) Croix du sculpteur Yves Hernot érigée à la suite d'un jubilé en 1875. Située à l'origine à l'entrée de la rue Touroux, elle a été déplacée et remontée à son emplacement actuel au cours de la 2ème moitié du 20ème siècle.
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| Le Parc de la Belle Issue |
Au
XVI ème siècle, le Manoir de la Belle Issue appartient à la
famille Lestic. Au cours des siècles suivants, le manoir
change de propriétaires.
Monsieur Touroux, notaire royal, a acheté la Belle Issue
en 1790.
Au XIX ème, c'est la fille de Monsieur Francois Touroux
: Elisabeth Le Breton, marquise de Chaussin, puis Comtesse
de la Brousse en fut la dernière propriétaire.
En 1921, la commune achète la Belle Issue.
L'ancien manoir n'existe plus, la grande maison qui devient
l'Hôtel de ville a été construite vers
1830.
Le parc qui l'entoure fut tracé en 1860, il fut classé parmi
les "sites et monuments naturels de caractère artistique " en
février 1922 pour ses arbres magnifiques hélas
endommagés par la tempête de 1987
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Anne-ThErEse GuErin est nEe à Etables-Sur-Mer le 2 octobre 1798
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Baptisée clandestinement, elle est scolarisée à Etables-Sur-Mer à l’école du « Puits Gouret ».
En 1803, elle passe son brevet élémentaire.
A l’âge de 12 ans environ, Anne-thérèse pense à se tourner vers une vie religieuse.
Elle a 25 ans quand elle devient « Sœur Théodore ».
Elle entre à la Providence de Reuillé-Sur-Loir près du Mans, dans la Sarthe.
Elle est Directrice de l’école St-Aubin à Rennes durant 10 ans.
A 35 ans, elle part s’initier près d’Angers à la vie médicale et pharmaceutique de l’époque.
Le 27 juillet 1840, elle embarque pour les Etats-Unis sur le « Cincinnati ». Elle arrive à New-York après 40 jours de traversée.
Le 22 octobre 1840, elle arrive dans un village de l’Indiana appelé « Sainte-Marie Des Bois ». En 1841, elle y ouvre sa première école qui deviendra par la suite un établissement d’études supérieures.
Elle meurt à l’âge de 56 ans le 14 mai 1856 à Sainte-Marie Des Bois où son corps repose.
Sa béatification a lieu le 25 octobre 1998 à Rome par la Pape Jean-Paul II.
Récemment, elle a été canonisée par le pape Benoît XVI.
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La Tradition de la Grande Pêche |
La « Grande Pêche »
Durant des siècles, l’une des principales ressources d’Etables a été la pêche à la morue. La « Grande pêche » à Terre-Neuve, commencée au début du 16e siècle, va perdurer jusqu’au 18e siècle : Terre-Neuve est alors le lieu de pêche le plus fréquenté des morutiers français. Cette pêche lointaine à Terre-Neuve va péricliter au moment où les équipages de Dunkerque et de Gravelines commenceront à armer avec succès des bateaux pour l'Islande. Ainsi, après Terre-Neuve, l'Islande devient dès 1852 la nouvelle destination des marins bretons. Ce sera le début d'une épopée qui durera 80 ans, jusqu'en 1935.
Aujourd’hui, de nombreuses rues, édifices publics rendent hommage à cette période. |
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